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Qu'est-ce qui bloque ma vie ?

Dernière mise à jour : 19 sept. 2023

Qui ne se retrouve pas confronté tôt ou tard à un blocage de sa vie ? Vie amoureuse qui s'effrite, vie professionnelle qui devient insupportable, finances dans le rouge, amitiés décevantes, angoisses et sentiment chronique d'insécurité, sont des blocages courants qui peuvent jalonner une vie.


Comme pour toute chose, il existe différents niveaux de lecture de nos blocages. A chaque niveau de lecture, c'est à dire de compréhension du problème, se rapporte une stratégie, une mise en action. Certaines aggravent les problèmes et coûtent cher en énergie, d'autres les améliorent. Tant que je n'avais pas pigé cette histoire de niveaux de lecture, j'étais enfermée dans un labyrinthe. Si c'est votre cas aujourd'hui, regardons ensemble comment trouver la sortie.

Comme beaucoup d'entre vous, j'ai eu plusieurs vies dans ma vie. J'ai connu des phases où avec élan et enthousiasme je me suis engagée, en toute bonne foi, dans des impasses. J'ai suivi des normes et je me suis étouffée. J'ai suivi mon instinct et j'ai dû rebrousser chemin. J'ai parfois dû fuir une tranche de vie qui semblait prometteuse. J'ai dû recommencer à zéro alors que tout semblait me sourire, jusqu'à la panne totale !


Bref, il m'a fallu un bon paquet d'expériences déplaisantes pour accepter de ne plus vouloir avoir raison sur ma vie, c'est à dire pour enfin m'ouvrir à un autre niveau de lecture des choses. J'ai dû faire exploser mes habitudes réactionnelles et revoir mes croyances sur la normalité qui n'étaient que des illusions. Il m'a aussi fallu accepter que tout en étant persuadée de "faire ce qu'il faut", j'étais en train de faire n'importe quoi.


Action - Réaction


Ce premier niveau de lecture est celui que j'adoptais systématiquement quand une difficulté se présentait.


Un problème ? Une contrariété ? Une peur ? Un conflit ? Et paf ! J'étais en dessus-dessous. Agitée physiquement et mentalement. Agitée car il me fallait contrer les faits, tirer mon épingle du jeu, chercher le moyen de faire plier le problème pour retrouver ma paix d'avant.


C'est à dire que lorsque la vie appliquait une force sur moi via une situation ou une personne, je m'employais à y répondre par une contre-force. C'est la lutte. Et les soucis étant souvent multi-factoriels, j'étais en lutte avec à peu près tout.


A 20 ans, c'est ok. On gère. On se bat, on cherche à convaincre, on projette un idéal et on cherche à faire en sorte que notre vie aille dans ce sens. Les enjeux sont là, mais le niveau de responsabilité est moindre qu'à 30 ans quand se rajoutent le job, les charges privées et les enfants.


Rester dans ce niveau de lecture de la vie, c'est ne voir que les murs du labyrinthe. On tente à droite, à gauche, on revient sur ses pas et on espère que le prochain passage sera le bon. Mais on reste aveugle et seul le pifomètre est branché. Et on a peur de ne pas s'en sortir.


Plus on monte en responsabilité, plus c'est difficile de maintenir le rythme de l'action - réaction. Il faut y sacrifier quelque chose. Pour éviter les angoisses et la panique, certains choisissent de faire l'impasse sur la vie de famille ou les relations amoureuses. D'autres au contraire lâchent le travail pour ne se consacrer qu'à la famille.

La charge mentale est telle qu'on ne se voit plus être en capacité de supporter d'autres problèmes que ce qui ont déjà été vécus. Pourquoi ? Parce que tout est de la faute de la malchance, des autres et de leur manque de compréhension ( peut-être même leur bêtise) et surtout du monde qui tourne n'importe comment. Les riches, les pauvres, les blancs, les noirs, les jaunes, les rouges, les femmes, les hommes, les enfants, les gouvernements, la politique, papa, maman et tous ce qui est extérieur à soi pose problème.


A ce stade, tout ce qui est extérieur à soi est potentiellement un problème qu'il faut soit éviter en anticipant, soit résoudre en luttant.


Alors on s'enferme dans une routine quotidienne, entrecoupée de plaisirs immédiats tels que les vacances, les sorties, le shopping, les divertissements qui servent de bouffées d'oxygène. On recherche tout ce qui peut nous aider à supporter la survie en augmentant notre sentiment de valeur personnelle : le sexe pour ressentir qu'on a le pouvoir de faire jouir l'autre et d'en tirer des félicitations et de l'influence, les fanfaronnades et l'humour gras pour attirer l'attention, la tendresse pour ressentir qu'on compte pour l'autre, les "coups" financiers pour se prouver qu'on peut s'enrichir facilement, les petits écarts à la loi pour sentir qu'on est débrouillard, la voiture de sport pour se sentir appartenir au clan des gens puissants et l'achat de tous les accessoires technologiques, de lifestyle ou de mode pour montrer qu'on est dans le vent. On peut faire plus raffiné, en maintenant des traditions et les préceptes liés à sa lignée.


Puis, à un moment, on se sent vide et la vie nous appelle à découvrir autre chose. Un élan, un déclic, nous fait réaliser qu'on s'est laissé tombé.

Panne financière, gain de poids qui empêche de profiter de sa garde-robe, symptôme quelconque, conflit ouvert, risque de rupture du couple ou du contrat de travail ou tout autre vécu catastrophique. Bref, un truc qui réveille. Et là, il faut à tout prix changer de niveau de lecture de la vie si on ne veut pas sombrer dans le sentiment d'impuissance qui mène à la dépression, et fréquenter régulièrement tribunaux et hôpitaux.



Activisme et polissage du moi


A ce stade, il y a un stock de coachs et de prophètes en tout genre qui vous attendent. C'est le stade du développement personnel.


« Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire » - Walt Disney

C'est le stade où j'ai passé le plus de temps ! C'est un stade qui m'a passionné car à ce niveau de lecture j'ai pris conscience que je pouvais reprendre du pouvoir sur les évènements extérieurs, les modifier et les contrôler. Mais je vous invite à ne pas en faire autant.


Suite au stade de l'action - réaction d'où je suis sortie en grande fragilité, anxieuse et déprimée, j'ai ouvert les yeux et compris que je pouvais exister en pleine réalisation de tous mes potentiels non conscients. Bref, j'étais, en tant qu'être humain, capable de devenir ma plus belle réalisation et d'exprimer la plus belle version de moi-même.


Au lieu d'avoir le nez sur les murs du labyrinthe, je pouvais, en m'entraînant, sauter assez haut pour voir au-dessus des murs. Et si je m'entraine assez, à force de détermination, de volonté, de force et de discipline, je pourrais même sauter assez haut pour avoir en un coup d'oeil, une vue d'ensemble sur le labyrinthe et peut-être même voir la sortie directe !


La condition sine qua none pour y arriver étant d'accepter que je ne suis pas "assez" et que j'ai un nombre énorme de chantiers sur lesquels travailler dur pour m'en sortir. Heureusement, il y a des training, des coachs, des recettes, des programmes, des formations et plein d'astuces à connaître pour se perfectionner.


Alors, je me suis appliquée. Entraînement sportif, alimentation stratégique, compléments alimentaires, sommeil de qualité et beaucoup d'eau. Ça, c'est pour être pleine d'énergie pour pouvoir travailler sur mes émotions, mes valeurs, mes relations, ma manière de parler, ma posture, mon sourire, mon look. Tout doit être optimisé, classé, rangé, trié, jeté, organisé, planifié, décidé, avec joie et plaisir ! Yes !


A force de labeur, j'ai compris que l'action - réaction, c'est pour les faibles. Quand une situation nous est désagréable, la réaction ne doit pas être proportionnée à la force du désagrément. Il faut taper fort. On dégage les gens qui pourraient éventuellement nous faire un jour un problème, on se rapproche uniquement des vainqueurs et si possible on modélise ( c'est à dire on cherche à être la photocopie conforme ) de celui qu'on juge plus vainqueur que les autres.

On arrête d'être salarié au service d'un autre, mais on développe son intelligence financière pour faire travailler l'argent au lieu de travailler soit même. Le must étant de devenir investisseur.

Il faut considérer la vie comme un grand buffet où il est important de se servir car personne ne nous servira à par nous. On devient mentalement fort et émotionnellement calme parce qu'on a réussi à maintenir un environnement favorable autour de soi.


Alors, oui, les blocages de la vie sont aplanis. En étant pro-actif, on arrive à se frayer un chemin. Une sérénité semble s'installer. On subit moins de l'extérieur, mais on se fait subir une discipline d'enfer.

La sensibilité s'effrite au profit du mental qui peut même prendre des tournures de prédateur. Ce manque de sensibilité et d'ouverture met à l'abri de toute sensation.


C'est une phase tout aussi souffrante que la première, mais elle donne bonne conscience. On trouve le calme en s'imposant une discipline de fer censée abolir les tensions. C'est une domination de soi qui ne mène pas loin. Ce qui semble être de l'ordre ne masque que le désordre croissant de forces refoulées.


Cela commence par une banale nervosité, suivie de sautes d'humeur, qui en général ne doivent pas apparaitre pendant les heures de travail et empoisonnent la sphère familiale.

Jusqu'à ce que la soupape explose et on perd toute maîtrise de soi-même pour une affaire futile.

Le bel édifice de la personnalité, le moi polis, se révèle sans tarder dans toute sa fragilité. Insomnies, irritabilité, épuisement, agitation incontrôlée en sont le cortège. La vie se bloque de nouveau, avec son nouveau lot de problèmes.


A qui la faute ? Le mécanisme de l'auto-justification intervient aussitôt, rationalisant l'échec, en voilant les raisons intimes.

Ne pas avouer ses torts, ne pas vouloir perdre la face à ses propres yeux et à ceux d'autrui, sont les ultimes résistances qui épuisent les dernières réserves d'énergie.


Quand l'épuisement est maximal, c'est l'heure de passer au troisième niveau de lecture de la vie. Pourquoi ? Parce qu'on n'est plus capable de lutter contre Soi.


C'est le moment où timidement, une voix intérieure, très profondément enfouie, nous murmure que ce ne sont pas uniquement les soucis professionnels et les devoirs objectifs dans notre vie qui nous font perdre notre calme intérieur.



Fin de la personnalité


Ce troisième niveau de lecture de la vie m'a apporté beaucoup de réponses et surtout m'a libérée de beaucoup de tensions. C'est le stade que je continue d'expérimenter aujourd'hui, car pour laver tous les acquis des stades précédents, cela prend du temps. Régulièrement les vieux réflexes et autres démons reviennent à la charge, car la vie n'a qu'une envie, c'est que je m'en débarrasse définitivement afin d'atteindre la vraie sérénité.


Le principal, c'est d'arriver à s'ouvrir à ce niveau de conscience. C'est pouvoir abandonner cette résistance à ne pas pouvoir admettre, même vis-à-vis de soi-même, ses propres fautes et faiblesses, à ne pas pouvoir descendre du piédestal sur lequel on s'est mis. Non seulement vis-à-vis des autres, mais vis-à-vis de soi-même.

Cela signifie savoir lâcher notre politique de prestige personnel dans chaque domaine de notre vie.


Quand on s'engage dans cette troisième phase de conscience, on comprend que pour sortir des blocages de sa vie, notre tâche la plus difficile est de renoncer à nous-même, au désir de nous mettre en avant, à vouloir que le monde corresponde à l'idée qu'on s'en fait.

Il nous faut lâcher notre volonté à nous retrancher au sein des situations que nous avons réussi à occuper et dans l'image que nous nous sommes fait de nous-même.


La prédominance du moi, de la personnalité, du petit ego est la racine des puissances démoniaques qui nous privent de notre vraie sérénité. Ce n'est que notre petite personnalité qui nous fait croire que notre vie est bloquée.


Car c'est au-delà de notre personnalité, de la façade que nous montrons au monde, qu'existe notre force véritable, notre indépendance envers les influences extérieures et notre présence inébranlable envers les attaques de l'existence.


C'est à travers la profondeur de notre être que naît notre inaltérabilité, indépendante d'un pouvoir extérieur ou de l'approbation d'autrui.


Cette troisième manière de lire la vie est construite en fonction de notre vérité personnelle vis-à-vis de nous-même. C'est ce qui nous donne notre souveraineté, notre charisme.


A ce stade, la sérénité qui se dégage d'un être humain qui a dominé son destin en l'acceptant, est bienfaisante.

C'est une sérénité complète et profonde, qui fait que l'on n'est pas tenté de blesser qui nous sommes, ni les autres. Que l'on n'est pas tenté d'agir contre soi et les autres. Que l'on n'est pas poussé à passer pour ce qu'on n'est pas.

C'est une sérénité libératrice, permettant aux autres d'être eux-mêmes et de développer leurs facultés créatrices sans que l'on cherche à les posséder, les diriger ou les maintenir sous contrôle.



A méditer


Le gaspillage des forces, dû au mensonge des fausses prétentions est évité. Seul le développement d'une vie active, celle qui n'est pas seulement le résultat d'une volonté planifiante, et ne tire pas sa loi des exigences du moi, mais plutôt de la profondeur mystérieuse de l'Être, produira cette durée d'une oeuvre qui n'appartient jamais à une forme définie, mais seulement a une formule fructueuse de la vie, correspondant à la grande loi du souffle de la création. Dürckheim

Retrouver la fluidité


Ce que j'ai compris, c'est que chaque blocage dans ma vie n'est qu'un tremplin pour lâcher la lutte et mon sentiment de vouloir avoir raison.

Plus je m'accroche à ce que je crois "devoir être", pour moi ou pour mes situations de vie, plus je m'expose aux blocages.


Plus je laisse mon Être me guider, même si cela ne va pas dans le sens où ma personnalité aimerait aller, plus je me sens sereine et calme. Plus la vie me porte des cadeaux et me fait découvrir des contrées que je n'aurais jamais pu espérer découvrir.


Pour libérer vos blocages, lâchez la lutte et laissez la vie vous montrer un meilleur chemin. Sortez enfin du labyrinthe en laissant la guidance à votre Être intérieur qui a une vision d'ensemble de la situation. Il est dans l'éternel présent. Il connaît votre passé, votre présent et votre futur. Il sait exactement par quel chemin vous devez passez pour sortir du marasme.

Branchez vos talkie-walkies et écoutez le via votre petite voix intérieure. Suivez votre intuition. C'est votre Être qui vous emmène vers la fluidité, et c'est tant mieux. Même si votre petit ego râle, même si votre personnalité n'y comprend rien, suivez votre intuition, le reste n'est que mensonge et comédie.


Approfondissement


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